> [Conférence-Bordeaux] Impact Summit 31-05-18 + d'infos
> [Rencontres -Paris] Rencontres du réseau F3E - Innovation 04-06-18 + d'infos
> [Grand débat et co-constructions - Paris] Inégalités sociales et inégalités environnementales : La double peine ? 05-06-18 + d'infos
> [Rencontres - Bordeaux] Journée de découverte du service civique international 19-06-18 + d'infos
> [Sommet-Abidjan] Sommet Climate Chance Afrique 29-06-18 + d'infos
> voir toutes les dates


> Rapport Alternatif sur l’Afrique, pour changer le regard et le ton sur l’Afrique + d'infos
> [Pétition] LOI SECRET DES AFFAIRES : NE LAISSONS PAS LES ENTREPRISES ET LES BANQUES D’AFFAIRES IMPOSER LA LOI DU SILENCE ! + d'infos
> [RSE] Entreprise et Intérêt générale, RIEH + d'infos
> [Engagement volontaire] Valorisation de l’engagement volontaire : trois outils prêts à l’emploi + d'infos
> [Actus des membres] Projets Solidaires, Bilan du projet "biocombustible et foyers améliorés à Bobo-Dioulasso" + d'infos
> voir toutes les informations

Adresse postale
RADSI Nouvelle Aquitaine
Domaine universitaire/ B18
Allée Geoffroy de St hilaire
CS 50023
33615 Pessac Cedex

Pour venir nous voir
Domaine universitaire
Bat B18
Avenue des facultés
33615 Pessac
Arrêt Tram B François Bordes

Plan

Contacts
Tél : 05 40 00 34 71
Information générale : radsi@radsi.org
Formation : formation@radsi.org
Campagnes citoyennes : campagnescitoyennes@radsi.org
Communication : communication@radsi.org

Conférence : "Silence Turquoise, Rwanda 1992-1994. Responsabilité de l’État français dans le génocide des Tutsi"

05-04-13

Le 7 avril prochain cela fera 19 ans que le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 démarrait.
Il dura 3 mois et fit entre 800.000 et 1 million de morts.

Les responsables politiques et militaires français de l’époque ont soutenu et continué d’armer le régime rwandais quand tous les indicateurs étaient au rouge.

La France a voté à l’ONU le retrait des casques bleus au début du génocide, puis, 2 mois et demi après, elle proposait une opération "militaro-humanitaire" appelée "opération Turquoise".
A cette époque Alain Juppé était ministre des affaires étrangères (mars 1993 à mai 1995) dans le gouvernement Balladur.

Survie Gironde invite Laure de Vulpian

le vendredi 5 avril 2013

pour parler de son livre-enquête extrêmement documenté, publié en septembre 2012, et intitulé :

Silence Turquoise, Rwanda 1992-1994. Responsabilité de l’État français dans le génocide des Tutsi.

- Laure de Vulpian interviendra :

1/ à Sciences-Po Bordeaux de 14h à 15h, salle Mabileau (tram B arrêt Montaigne-Montesquieu)

2/ au Boulevard des Potes de 17h30 à 19h, 29 rue Bergeret à Bordeaux

Entrées libres.

- Ce livre révèle la vérité sur l’opération « humanitaire » Turquoise, confiée à des militaires. Cette opération planifiée par les autorités françaises, contestée dès l’origine, commence douze jours seulement avant la chute de Kigali et la fin du génocide – douze jours entachés d’imposture militaire et politique et de choix très fautifs, selon Thierry Prungnaud, co-auteur du livre.
Cet ancien du GIGN sait de quoi il parle, il a participé à Turquoise au sein du Commandement des forces spéciales (COS). Acteur et témoin, il évoque un état-major français presque toujours pro-hutu, dévoile des zones d’ombre, effrayantes, notamment à Bisesero entre le 27 et le 30 juin 1994, où plus d’un millier de Tutsi ont été massacrés et alors que, à proximité, la hiérarchie connaissait le danger qui pesait sur eux. Elle n’a donné aucun ordre pour les protéger.

Il y a quelques années, la justice a été saisie d’une plainte contre l’État français pour « complicité de génocide et de crimes contre l’humanité ». Depuis, le tribunal aux Armées instruit – mollement.

L’enquête serrée de Laure de Vulpian s’appuie sur le témoignage du sous- officier Prungnaud. Elle met en évidence les faiblesses de la Mission parlementaire Quilès, la campagne de désinformation orchestrée par une poignée de hauts responsables militaires et politiques, le positionnement très « idéologique » – anti Tutsi – d’officiers supérieurs de Turquoise, ainsi que leurs mensonges.

Cette enquête nous amène sur le terrain politique franco-français, expose les difficultés de la justice à faire la vérité sur le rôle de l’État français.
Elle parle aussi des militaires qui, voulant accomplir leur devoir, ont outrepassé les ordres. Ils ont ainsi sauvé l’honneur sinon de la France, au moins des Français.